Je vous souhaite de très bonnes vacances ainsi que plein de bonheur et surtout, de bonnes lectures !
Bisous xx
Je vous souhaite de très bonnes vacances ainsi que plein de bonheur et surtout, de bonnes lectures !
Bisous xx
Bonjours ! Maintenant, j’ai 11 ans, et j’ai déménagé vers La Rochelle ! Je suis déjà allée une bonne dizaine de fois à la médiathèque du coin, et j’ai déjà repéré un bouquiniste sympa. J’espère dénicher pleins de supers bouquins et vous en faire des résumés ! Bisous !
Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui, à la veille de 2024, je vous propose une rétrospective de mes lectures 2023. Bonne lecture à tous, bon réveillon et bonne année !!
J’ai lu près d’une trentaine de livres cette année, mais au lieu de vous les présenter un à un voici mon Top 10 de mes recommandations ! Que des pépites 😊 J’espère que vous y trouverez un peu d’inspiration
Sur le podium :
1 – « Le Peuple de l’Air », Holly Black (j’ai découvert la saga en fin d’année dernière, et c’est vraiment une merveille ! allez la lire !!) LIEN ?
2 – « Le Seigneur des Anneaux », J. Tolkien (on ne le présente plus, j’ai lu l’intégrale d’une traite et c’était presque une expérience tellement le style de l’auteur est particulier, bien sûr les romans sont très épais et les films sont aussi chouettes mais beaucoup moins complets)
3 – « Les 7 maris d’Evelyn Hugo », Taylor Jenkins Reid (je le voyais partout sur Internet, en librairie, et je valide il vaut plus que le coup !) LIEN ?
4 – « La voleuse de ballon », Aneesa Marufu (je l’ai découvert par hasard et j’ai été agréablement surprise : ce livre est magique !) LIEN ?
5 – « Call me by your name », André Aciman (je l’ai lu en anglais, pour les plus téméraires, c’est un roman fort et émouvant)
6 – Hunger Games, Divergente et Vampyria (inconiques, bien sûr, excepté peut-être le petit dernier qui est selon moi, un incontournable pour les fans de fantasy et d’aventures ; foncez !)
7 – « De l’autre côté de l’eau », Elizabeth Acevedo (je ne peux que vous recommander cette autrice contemporaine, encore un très beau roman exotique, écrit en vers, original et touchant, j’ai passé un très bon moment à le lire)
8 – « The Sun Is Also a Star », Nicola Yoon (une jolie romance, je ne me suis pas attachée à l’histoire directement mais la suite valait de s’accrocher un peu)
9 – « Le cri de la mouette », Emmanuelle Laborit (poignante autobiographie d’une malentendante, une vraie ouverture sur le monde, très intéressant)
10 – « Candide », « Le Cid » et « Phèdre » (je n’ai pas pu choisir héhé ! je préfére mille fois regarder des pièces que les lire mais ces trois là sont si joliment écrites qu’il serait dommage de passer à côté !)
Encore une année bien chargée en lectures qui s’écoule ! Je n’ai pas, évidemment, lu tout ce que j’avais marqué dans ma PAL en début d’année, mais ce qui m’a permis de faire de chouette découvertes 😊 Je vous retrouve très vite pour ma PAL 2024, accompagnée des livres que j’ai reçu à Noël et mon anniversaire. Bonne année et meilleurs vœux !
Bonjour à toutes et à tous ! Noël se rapproche, et quoi de mieux en cette saison que regarder des films de Noël pour se mettre dans l’ambiance ? Il en existe bien sûr des centaines (c’est pourquoi je pense faire d’autres posts dessus), mais je vous présente ici ceux que j’ai préféré et qui valent un peu plus le coup, ainsi que quelques séries ! Je repasse également sur certains incontournables que vous n’avez peut-être pas eu l’occasion de visionner. Bonne lecture !
– Christmas Flow : On attaque avec un petite série française et actuelle, qui diffère un peu des histoires classiques : sympa, rafraichissant et tout en musique !
– Le Grinch : Un incontournable ! Que ce soit pour les enfants ou les adultes, ce film est absolument à voir si cela n’est pas déjà fait ! Un dessin animé rigolo et musical qui fait passer un bon moment à tous.
– Un château pour Noël : un conte féérique et esthétiquement très agréable, l’histoire est assez niaise et banale mais pour une fois, les personnages principaux ont la cinquantaine, ce qui leur donne un petit côté touchant.
– Les Chroniques de Noël : Trois films, sur des enfants qui essaient de sauver Noël. Assez drôles et mignons, je me suis amusée à les regarder avec mon petit frère. Si vous avez par exemples des enfants, ces films sont moins ennuyants à regarder avec eux que d’autres !
– The Holiday Calendar : Ici nous sommes sur quelque chose d’assez magique, un peu porté sur l’esprit de Noël, le miracle de Noël etc, c’est divertissant mais honnêtement ce film n’a rien d’exceptionnel.
– La famille Claus : Dans l’esprit des Chroniques de Noël, 4 films sur un petit garçon qui se rends compte qu’il est le petit fils du Père Noël. De mes souvenirs c’était un récit adorable et très touchant, je recommande !
– The Holiday : ce film demeure iconique de part les actrices qui jouent dedans, Kate Winslet et Cameron Diaz, mais au final la trame reste assez cliché
– Dash and Lily : petite série également, entre deux adolescentes, pas particulièrement innovante mais très sympa
– Love Actually : un autre incontournable de Noël, c’est cependant un film qui peut se voir en toute saison, j’adore il ne vieillit pas !
– Il croit au père Noël : un concept assez, ahem, original, car outre l’histoire amoureuse banale, l’amoureux, un homme dans la trentaine est en fait obsédé par Noël et pire, croit encore en Santa Claus.
– Un prince pour Noël : car oui, après le château, on veut le prince ! En trois volets, des intrigues, de l’amour, de la tendresse et un soupçon de magie, je pense que c’est mon préféré de l’année dernière. Pour les fans, on retrouve un peu l’esprit Downtown Abbey, mais dans un autre pays. Un des meilleurs !
– Le père Noël est une ordure : récent visionnage, j’ai été plutôt déçue par ce film, très révélateur de la pourriture humaine notamment mais grossièrement réalisé. Il est cependant par moments très rigolo.
– Family Switch : un film très récent ! avec de bons acteurs, on reste sur une trame ordinaire et un dénouement prévisible mais j’aime beaucoup l’énergie globale. Très plaisant et amusant !
Après tout il est vrai que beaucoup de films de Noël se ressemblent, mais le plus important c’est de s’installer confortablement devant sa télé avec sa famille, du chocolat chaud et des sablés. Bonne fêtes et à bientôt !
Bonjour à toutes et à tous ! En ce mois de novembre je vous présente l’ensemble d’œuvres qui représentent la belle histoire de Gatsby le Magnifique. En effet, si originellement c’est sous la plume de Francis Scott Fitzgerald que l’histoire prend vie, elle fut par la suite adaptée deux fois au cinéma, en 1974 puis en 2013. Aujourd’hui je vais essayer de vous guider au mieux entre ces différentes versions, ce qui vaut le coup ou non. Bonne lecture, ou alors, bon visionnage !
Nick Carraway, un jeune homme américain quelconque emménage en banlieue de New-York, a Long Island, en face de la maison de sa cousine Daisy Buchanan. Le voisin de Nick habite dans une énorme maison luxueuse, entourée d’un grand parc qui s’anime toutes les nuits à la venue de centaines d’invités venus faire la fête. Son propriétaire, lui, demeure mystérieux. On ne connaît de lui que son nom, Jay Gatsby, et de nombreuses rumeurs les unes les plus étranges que les autres… Nick découvre alors que dans leur passé, Gatsby et Daisy eurent une aventure et que Gatsby tente de reconquérir sa bien-aimée.
Le roman tout d’abord, est très joliment écrit, mais dans un style très lent qui nous donne du fil à retordre en matière de concentration. La fin m’a plus captivée, mais c’est dommage d’attendre autant pour un peu d’action. Egalement, je trouve que l’histoire entre Nick et Jean aurait mérité d’être un peu plus développée. Cependant on a vraiment des effluves de la vie luxueuse des années folles aux Etats Unis. Ce portrait sociétal est vraiment très intéressant à étudier, mais l’insignifiance des problèmes du beau monde et la frivolité de leur quotidien fait ressortir le plot twist final. Tous les personnages sont horribles, ou violents ou infidèles, ou ingrats ou meurtiers : seul Nick semble respectable au final. Bien sûr, certains personnages comme ceux de Jay Gatsby ou le mari de l’amante de Tom, qui tue celui qui croit être l’assassin de sa femme, sont bien plus nuancés, mais ils sont tous salits, même pour une cause honorable : l’amour. D’ailleurs, le choix d’avoir Nick comme narrateur, personnage extérieur aux véritables histoires mais intimement lié aux autres protagonistes, était, je crois, très ingénieux et nous permet peut-être de nous plonger davantage dans l’histoire : je n’aurai pas voulu lire une personne immorale se lamenter sur son sort.
Ensuite, dans le film de 1974, on assite à une vraie débauche, une vraie vulgarité de la haute société des années 20 : les tromperies, la débauche, l’alcool, la violence, les soirées transformées en orgie, sans oublier le racisme ambiant… Les envers de la vie de luxe sont largement soulignées. C’est malheureusement la version qui m’a sûrement le plus ennuyée, cela me semblait trop long et très lent, le personnage de Daisy, comme celui de Tom me paraissaient détestables. C’est esthétiquement par contre un joli film, pour tout ceux qui aiment les visuels de ce type.
Enfin, le film de 2017, est plus long mais plus dynamique. On retrouve beaucoup de « show-off » : des paysages magnifiques, de beaux acteurs, de beaux costumes, de belles soirées impressionnantes, plus qu’irréalistes : délirantes… J’ai beaucoup aimé entendre des chansons actuelles : du Beyoncé, du Alicia Keys, du Lana del Rey, du Jay Z… Le but était clairement de populariser et de faire aimer Gatsby le Magnifique au grand public mais je trouve que cela gâche l’intérêt historique et l’authenticité de l’histoire. On a également ici un Jay Gatsby plus mystérieux et nerveux que le premier, interprété par DiCaprio.
Gatsby Le Magnifique a beau être un classique, je ne pense pas que sa lecture ou son visionnage soit essentiel. Cependant, à choisir, je vous conseillerais le film de 2013, qui est l’option la plus divertissante. N’hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires ; A bientôt !
Bonjour à toutes et à tous ! En ces vacances de la Toussaint quoi de mieux que chiller sur Netflix ? Aujourd’hui, je vous propose une comédie française d’Olivier Nakache et Éric Toledano, sortie en 2006. N’hésitez pas à m’en dire des nouvelles en commentaires !
Un été, un directeur de colo, 6 animateurs, 80 gamins, pendant trois semaines, dans les années 90, qu’est ce qui pourrait mal tourner ? Le scénario n’a rien de très original, d’ailleurs, certains personnages semblent stéréotypés, on a quelques impressions de déjà-vu. C’est une comédie ambiance bonne enfant, avec une pointe de nostalgie et d’humour. Ce n’est pas, selon moi, du grand cinéma ni un must to see, mais parmi les bons films français il mérite sa place.
Ce film n’a pas cette dynamique qu’on a dans des films comme les Ducobus etc, avec des gaffes à gogo, des situations toujours plus comiques et ingérables, où tout part en catastrophe. Au contraire, c’est plutôt posé, et c’est, bien sûr, truffé de gags et de situations délicates, mais en reflétant la vraie vie.
Parlant maintenant du casting d’acteurs, selon moi très bien réalisé : adultes comme enfants jouent très bien, on retrouve notamment Omar Sy et Marilou Berry qui feront grande carrière derrière. Tous ajoutent du peps et de la personnalité à l’histoire. On a d’ailleurs un point de vue égal du côté des enfants comme des moniteurs, et c’est ce qui est le plus intéressant. Le personnage du directeur de la colo, Vincent, joué par Jean-Paul Rouve sonne particulièrement juste, mais son histoire autour de sa relation avec son papa, qui l’appelle tous les jours et débarque à la colo car il s’inquiétait, aurait mérité d’être un peu plus aboutie. Le personnage le plus surprenant selon moi, était celui de Caroline, joué par Joséphine de Méaux, complètement inattendu et qui finalement joue un rôle bien plus important que celui que le spectateur lui offre aux premiers abords.
Seul le personnage de Lisa, une animatrice irresponsable et sexy, interprété par Julie Fournier, m’a laissé perplexe. Elle ne servait honnêtement à pas grand chose, on se demandait parfois ce qu’elle faisait ici. Tout le long elle flirte avec un moniteur pour à la fin se jeter sur Vincent, qu’elle détestait au début : leur histoire est plus que clichée, inutile, elle aura seulement eu le mérite de mettre en valeur la chute finale !
En effet, à la fin, on retrouve Vincent, quelques années plus tard, qui accompagne sa fille à la gare pour un départ de colo. On découvre alors qu’il s’est finalement marié non pas avec l’impétueuse Lisa, mais avec Caroline ! Cette fin est vraiment surprenante et touchante à la fois.
Pour conclure, cette comédie française fraîche, insouciante et drôle mérite amplement d’être visionnée. Sans avoir une trame palpitante et une originalité et une créativité débordante, elle nous fait à coup sûr passer un très bon moment en famille ou entre amis 🙂 A bientôt !
Bonjour à toutes et à tous ! J’espère que vous avez tous vécus une très belle rentrée. A la fin de ces longues vacances d’été j’ai visionné un film qui m’intriguais depuis longtemps et qui est aujourd’hui le sujet de cet article : The Truman Show.
Truman Burbank (magnifiquement interprété par Jim Carrey), est un homme qui mène une existence tout à fait paisible et ordinaire : il vit dans un jolie maison à Seaheaven avec sa femme Meryl, et travaille dans cette grande entreprise d’agent d’assurances où il fait bien sa vie. Tous les jours, il fait le même trajet, à la même heure, achète le même journal, au même marchand, au même endroit. Comme si toute sa vie était déjà scénarisée pour lui, et qu’il n’avait plus qu’à la jouer au titre d’acteur principal. !SPOILER! Ces derniers temps, de curieux évènements se produisent : Truman comprends qu’il fait, depuis sa naissance, partie d’une émission de télé ; il vit sous une bulle artificielle où tout son environnement est recrée, toute personne même son entourage intime est dans la confidence.
The Truman Show est un film réalisé par Peter Weir en 1998, donc avant les premières émissions de télé-réalité qui font fureur aujourd’hui. Un concept donc très original pour l’époque et qui n’a heureusement pas encore été tenté aujourd’hui (puisque les acteurs de télé-réalité sont avertis du tournage). Il enjoint une très profonde réflexion sur l’avancée humaine et aujourd’hui fait échos avec la problématique des réseaux sociaux. Ce scénario très avant-gardiste demeure intemporel, 25 ans plus tard on est toujours bluffé par ce véritable tour de force.
C’est un film également très émotionnel, qui dessine une belle histoire d’amour entre Truman et une jolie inconnue prénommée Lauren. Il est également très drôle et touchant, et retranscrit certains aspects de la folie humaine, notamment chez le personnage du réalisateur du Truman Show, prêt à tout pour l’audience ; ce qui instaure un certain climat de malaise entre l’écran et le spectateur.
D’un point de vue technique, je trouve que les décors sont magnifiques et très réalistes, parfaitement réalisés. Une distribution très pertinente également : chaque acteur colle absolument à son personnage, ce qui nous attache à eux et nous interdits de décoller notre regard jusqu’à la fin. C’est ainsi que ce film a achevé de me séduire, et je vous recommande vivement de le visionner au plus vite !
The Truman Show est donc un must to see selon moi, il s’est rapidement hissé au niveau de mes films préférés. N’hésitez pas à me faire part de vos ressentis si vous l’avez déjà vu ! Et sinon, filez découvrir cette pépite ! A bientôt, et bon visionnage !
Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui je vous présente une lecture toute récente, que j’ai terminée hier ; avec donc mon ressenti à chaud. Un roman touchant et bouleversant, une écriture singulière et une histoire émouvante. Bonne lecture ! ☺
Camino et Yahaira sont deux adolescentes du même âge qui ne semblent rien avoir en commun : la première vit en République Dominicaine avec sa tante, dans un barrio ou la vie est difficile, elle vit de l’argent que lui envoie régulièrement son père, tandis que la seconde vit tranquillement à New York avec ses parents, championne d’échecs. Un tragique événement va lier leurs vies à jamais : la mort de leur père dans un crash aérien. Elles apprennent alors que leur paternel avait deux vies parallèles, parfaitement synchronisées : l’été en République Dominicaine, le reste de l’année à New York : il avait deux villes, deux femmes, deux filles. Remontant le fil de leurs vies et de leur passé, les presque jumelles vont déterrer tous les mensonges et les mystères autour de leurs vies en enterrant leur défunt père.
De l’autre côté de l’eau est le second livre que je lis d’Elisabeth Acevedo, après Sur le vif qui m’avait l’année dernière énormément plu. Cette fois ci le style d’écriture était différent et vraiment très original : une écriture en vers libres, et de plus de deux points de vue différents (celui de Camino et celui de Yahaira). Si au tout début j’avais un peu de mal à lire comme ça, faute d’habitude, je me suis tout de suite faite emportée et j’ai trouvé que la mise en page en strophes rendait la lecture très reposante pour les yeux. De plus j’ai eu le sentiment que cela donnait plus de valeur et de profondeur au récit et aux émotions exprimées. Malgré les quelques 400 pages, le roman se lit vraiment très facilement et rapidement. Je salue le travail de la traductrice, Clémentine Beauvais, qui a su retranscrire de l’anglais ces mots sous ce format si particulier.
Au delà de la trame principale, de nombreux sujets d’actualité ont été traités, pas de manière insistante mais juste inscrits dans le paysage : la discrimination raciale et la pauvreté, chez Camino, l’homosexualité de Yahaira, l’écologie et le soucis de la nature chez Dre, la petite amie de Yahaira, la prostitution chez El Cero qui achète les jeunes filles du coin (Camino y échappe de peu grâce à l’argent de son père), les agressions sexuelles, qu’ont subit plusieurs fois les deux soeurs. Et enfin, tout simplement, la recherche et la découverte de sois, Camino qui aimerait faire des études de médecine malgré son milieu modeste ; Yahaira qui ne sais plus où elle en est avec sa passion pour les échecs… Ces thématiques ont été implantés dans l’histoire de manière à la meubler et à la rendre très réaliste.
Le gouffre entre la vie des deux soeurs est très frapant : on remarque tout de suite la profonde injustice auxquelles elles font face : pas les mêmes chances, le même niveau de vie, des parents plus ou moins absents, alors qu’elle sont issues du même père. Cela fait vraiment réfléchir aux inégalités qui persistent dans notre société d’aujourd’hui. Les retranscrire à travers deux adolescentes attachantes permet de s’insurger et se questionner d’avantage. Enfin, mon détail préféré : l’histoire est parsemée d’espagnol, de culture latina, l’auteure aborde certaines croyances, traditions, très intéressantes et instructives, qui achève de nous faire rentrer dans son univers.
Pour résumer, je vous conseille sans hésiter de vous jeter dans ce roman qui m’a énormément plu, et également d’aller découvrir les autres ouvrages de l’autrice, « Sur le Vif » et « Signé Poète X ». J’espère que cet article vous aura plus et qu’il vous aura envie d’aller découvrir ce bijou par vous même. A bientôt !
Bonjour à toutes et à tous ! En ce temps pluvieux j’espère que vous passez une très bonne fin d’année scolaire ou bien même, comme c’est le cas pour moi, un très bon début de vacances d’été 🙂 Vous en avez sans doute entendu parler, le come back de la petite sirène au cinéma qui est sorti en France le 24 mai. Curieuse, je suis allée le voir la semaine dernière au cinéma, et voici mon avis sur le film !
Il faut tout d’abord connaître les origines de La petite sirène. Si ce conte est devenu célèbre grâce à l’adaptation en dessin animé par Disney en 1989, celui qui a marqué les esprits de part sa représentation visuelle, il a originellement été inventé par Hans Christian Andersen, qui avait écrit et publié une première version en 1837. Je me dois de préciser que, à l’origine, La petite sirène était une histoire très triste, qui finissait tragiquement, et qui plus de cent cinquante ans après a été romantisée au cinéma.
Si ce film a fait tant de bruit même avant sa sortie, c’est à cause d’une polémique autour de la couleur de peau de l’actrice incarnant Ariel, Halle Bailey, qui est noire, ce qui a suscité grand débat autour des internautes, la petite sirène étant blanche dans le dessin animé. Dans le conte original, l’histoire se déroule dans les mers nordiques, près du Danemark, donc la petite sirène est représentée blanche (et blonde chez Andersen). Mais dans cette dernière adaptation, l’aventure se déroule sous le soleil des Caraïbes. Il était donc logique qu’Ariel soit représentée bronzée ou noire, surtout que tous les autres personnages qui vivent sur l’ile sont eux aussi noirs. Cependant, les producteurs ont fait le choix de garder la chevelure rousse d’Ariel, qui était devenue presque emblématique suite au dessin animé.
Après cette recontextualisation, attaquons les choses sérieuses. Scénariquement parlant, l’histoire ne diffère vraiment très peu du dessin animé, donc pas vraiment de surprises, la différence va se situer principalement au niveau du graphisme et des décors. Bien que l’histoire en elle-même ne m’ait pas vraiment galvanisée, j’ai été subjuguée par les décors du film, du fin fond des océans jusqu’à l’ile du prince. Nos sens sont captivés par cette harmonie de couleurs vives et brillantes, ces chansons phares pleines de vies (« Sous l’océan » m’est resté coincé dans la tête), les lumières sensibles lors des scènes nocturnes, ces paysages et leurs vues à couper le souffle ; on aurait presque pu deviner l’odeur des étals lors de la scène au marché.
J’ai également beaucoup apprécié la diversité de la faune et la flore marine, j’ai d’ailleurs trouvé les personnages de Polochon, Eureka et Sébastien (un poisson, une mouette et un crabe) très réussis, avec chacun leur propre personnalité et caractère, qui ajoutent sans cesse une pointe d’humour à l’histoire. Mon bémol se place donc sur le scénario : à part une délocalisation géographique de la scène, j’aurai peut-être aimé une prise de risque, un peu plus d’audace de la part des scénaristes pour marquer une vraie différence avec le dessin animé et valoir le coup d’avoir deux versions cinématographiques de l’histoire.
Sur ce, je vous conseille tout de même d’aller le voir, en famille, entre amis, pour passer un moment de détente et d’amusement. Toutefois, il ne fait pas partie pour moi d’un must to watch, ni la révélation de l’année 2023. En tout cas, j’espère que cet article vous aura plu, qu’il vous aura peut-être donné envie de voir La petite sirène au cinéma, et dans ce cas, bon visionnage, et à bientôt !
Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui voici un article un peu délicat. En effet voici la critique d’un roman, comme à mon habitude, mais qui a la particularité d’être une autobiographie, d’une personne encore vivante, qui plus est. Il est toujours difficile de juger un biographie, car l’histoire relatée a vraiment existée, mais une autobiographie, c’est tout bonnement le ressenti écrit de quelqu’un sur sa propre existence. Il m’a donc été très difficile d’établir des critères pour cette lecture. Ma critique ne sera donc pas construite sur le taux de suspens ou encore l’élaboration des personnages dessinés mais plutôt la forme d’écriture et ce que m’a apporté ce roman. Sur cette très longue introduction, bonne lecture !
Emmanuelle Laborit est née sourde dans les années 70. Surnommée « La Mouette » par son entourage, elle essaie tant bien que mal de s’intégrer dans une société qui ne la comprends pas et qui désire la faire entendre et parler. Au cours de son enfance, puis de son adolescence, Emmanuelle va développer sa personnalité et son fort caractère, et va réussir à se faire entendre par le monde entier malgré sa difficulté en parler oral. Aujourd’hui, Emmanuelle Laborit est une actrice et comédienne reconnue, et aussi l’une des premières sourdes à avoir écrit un roman.
Je dois commencer par dire que je suis plus qu’admirative d’Emmanuelle et de son parcours. Le fait qu’elle ai réussit à écrire un livre, des mots qu’elle n’a jamais entendus, dans un alphabet qui n’est pas le sien, puisqu’elle parle naturellement en langue des signes, et de plus dans un vocabulaire riche et varié, me paraît tout bonnement incroyable. Sans même encore parler de sa carrière cinématographique !
Cette autobiographie m’a beaucoup touchée et m’a été très instructive. Entrer dans le monde des sourds, se rendre compte de toutes les inégalités qui persistent entre les « entendants » et les sourds, essayer de s’imaginer ce que cela ferait d’être privé de son, se rendre compte que, malgré tout, les sourds arrivent à avancer dans leurs vies, à travailler, avoir des relations sociales… En plus de sa première fonction autobiographique, ce roman incite à la tolérance et à la découverte. Il est vrai qu’on ne parle pas beaucoup de la surdité. On entends pas, c’est tout, oui, mais encore ?
Ce roman relate surtout les vingt premières années de la vie d’Emmanuelle Laborit, aussi ressemble t il beaucoup à un simple journal d’adolescente, avec ses conflits, ses amours et ses questionnements. En conséquence, il ne présente pas beaucoup d’aventures, d’actions, de suspens, mais je l’ai trouvé tout de même très agréable à lire.
Pour conclure, je ne peux que vous engager à lire cette autobiographie, pour vous intéresser et vous sensibiliser à Emmanuelle Laborit, ses films, ses pièces de théâtre, et le combat quotidien de chaque sourd sur cette planète. « Le cri de la mouette » est aussi une pièce de théâtre, qui pourrait peut-être passer près de chez vous un jour. Si c’est votre cas, n’hésitez pas et foncez ! A bientot, pour un nouvel article !
Vous connaissez sûrement tous l’expression « juger un livre par sa couverture ». Et bien c’est exactement ce que j’ai fait il y a quelques semaines alors que je parcourais les rayons du bouquiniste « Le Livre de Sable« . Commençant à me décourager après de longues recherches infructueuses, je suis soudainement tombée sur un roman à la couverture qui brillait de milles couleurs, d’un panel de bleus et de violets cernés d’or qui n’a pas manqué de m’attirer l’œil.
Quelque part en Orient se trouve une société divisée en deux : les Ghadaeans, la caste dominante, caractérisés pour leur couleur de peau tannée et leur richesse, et les Haris, le peuple soumis et livré à la misère, au mépris des Ghadaeans et à l’esclavage. Depuis peu, les Haris ont décidé de se soulever pour réclamer la liberté et défendre leur cause, créant une grosse instabilité politique dans les alentours. Khadija, jeune Ghadaeane de seize ans, ne rêve que de ballons volants et les étudie toute la journée, depuis la fenêtre de sa chambre d’où elle ne doit pas sortir. Quand son père décide de la marier de force, comme traditionnellement dans son entourage, elle décide sur un coup de tête de s’enfuir à bord d’un ballon. Elle se retrouve alors livrée à elle même dans un monde en pleins remous, dont le gouvernement s’effondre.
Khadija rencontre Jacob, un jeune Hari naïf, souffleur de verre, que tout semble différencier d’elle, alors que leurs destins se scellent. Les mouvements de manifestation du peuple de Jacob prennent de l’ampleur, et les extrémistes de la cause, les Harrefs, en viennent même à employer de la magie très sombre et à invoquer l’aide de puissants djinns. L’heure du choix paraît avoir sonnée : chacun doit défendre sa caste en dépit de leurs amitiés. Mais si, si il existait un groupe de gens, Ghadaeans et Haris mélangés, se battant uniquement pour la paix et la liberté, sans recourir à des fins dévastatrices ? C’est ainsi que les Wazeems se présentent, défenseurs de l’égalité et promesse du futur…
Quand j’ai ouvert les pages de ce roman, je ne connaissais presque rien de l’univers ou même de la trame, ne connaissant même pas le style de l’auteure qui m’étais jusque alors inconnue. La couverture somptueuse m’a cependant donné un avant-goût du décors du récit. L’image du récit est moins saisissante que celle de la couverture, même si elle se ressent légèrement dans le récit. Nous nous promenons dans le ciel d’Orient, au milieu de splendides montgolfières, ce qui offre évidemment un joli spectacle. Mais j’aurai aimé quelques descriptions plus poussées, plus magiques, pour un rendu plus spectaculaire, à couper le souffle. Ca aurait ajouté un peu de peps à l’ensemble de l’histoire. Néanmoins l’atmosphère fantastique provoquée par les djinns et les légendes qui vont avec réaniment quelque peu le paysage.
Ce roman est également engagé, puisqu’il porte principalement sur le racisme, la tolérance, le féminisme avec l’émancipation de Khadija… L’idée est bien, ainsi que le fond mais pas vraiment la forme. Démontrer l’absurdité du racisme en inversant les rôles, les blancs discriminés par les noirs, insultés, dénigrés, j’ai trouvé ça presque un peu lourd, pas très frais ni novateur. Nonobstant cela nous permet de s’identifier très simplement à chaque personnage, chaque situation, selon sa propre personne ou encore l’actualité. Le fond politique et religieux est bien ancré dans le récit, et nous dépeint ainsi une société aisément représentable. Selon chacun, ce point peu être positif comme négatif : identification rapide ou déjà vu, je suis partagée entre les deux.
Venons en un peu quand même à nos personnages. L’histoire est écrit de manière binaire, chaque chapitre est du point de vue successif de nos deux protagonistes principaux : Khadija et Jacob, ce qui est toujours intéressant, surtout de la part de deux personnages aussi différents. Nous voici face à deux anti-héros selon moi, ce qui change enfin du héros stéréotypé : courageux, unique et ultrapuissant. Khadija est une femme forte et valeureuse, mais aussi ignorante et pleine de doutes. En tant que Ghaedaeane, elle a passé toute sa vie à mépriser les Haris, à les insulter, à leur cracher dessus, à l’image de son père, sans vraiment réfléchir à ses actes. Du côté de Jacob, nous avons un jeune garçon perdu, naïf, au bon fond, certes, mais impulsif et facilement manipulable. C’est ainsi que sur plus de 400pages, il se fait peu à peu embrigader par les Harreefs. Son enrôlement m’a beaucoup intéressée, car on se rends compte comment c’est facile de se faire manœuvrer par un mouvement plus grand que soit. Certains déplorent la mollesse des personnages, mais je pense important d’avoir également des héros faibles, qui essaient de trouver leur place dans toute cette cohue. Enfin, une romance se dessine vers la fin du livre, mais qui est trop fugace pour s’y attacher et la développer un minimum. Je suis un peu restée sur ma faim. Après tout, la fin du roman reste assez ouverte, on a plus qu’à faire marcher son imagination !
Cet article touche à sa fin. Pour conclure, c’est un roman sympa que je vous recommande si vous tombez dessus. Cependant, ce n’est pas phénoménal et je ne vous conseille pas de vous précipiter à l’acheter. Si vous le trouvez en bibliothèque, par exemple, vous pouvez toujours tenter car il y a tout de même plein de bonnes choses dans ce récit. Et puis, vous ne pouvez pas savoir sans essayer 😉 A bientôt pour de nouveaux articles !
Tout le glamour et la passion d’Hollywood des années 50 en 500 pages
Depuis sa parution en 2018, la popularité de ce roman n’a fait que monter, et c’est ainsi que je me suis retrouvée à avoir l’envie de découvrir pourquoi parlait on en autant. Et, j’ai été bluffée. Des personnages controversés, une héroïne émouvante et cruelle, une histoire enclavée dans une autre… Et la plume bouleversante de Taylor Jenkins Reid m’ont tirés une larmichette. Vous ne resterez pas insensible au charme de la divine Evelyn Hugo.
Monique Grant, insignifiante journaliste de chez Vivant, est demandée par la grande Evelyn Hugo, ancienne idôle et sex symbol d’Hollywood, qui va sur ses quatre-vingt ans, pour lui donner une interview exclusive. D’abord surprise, flattée puis intriguée, Monique va découvrir que leurs histoires sont peut-être mêlées. Mais surtout, la grande actrice s’apprête à révéler quatre-vingt années de secrets, de passion et de sacrifices, pleines de perles et de froufrous, sous les feux de la rampe.
J’en attendais tellement de ce livre et je n’ai absolument pas été déçue, bien au contraire. C’est une immersion totale dans les décors époustouflants d’Hollywood, ainsi que dans ses revers obscurs. La voix si puissante et sensible d’Evelyn qui nous parle de tout sans tabou nous fait croire à une vraie biographie. Son personnage m’a immédiatement fait pensé à une Marylin Monroe, mais vêtue de vert. C’est dans cette atmosphère là dans laquelle nous sommes plongés du début à la fin. Le parallèle entre l’histoire de Monique et ses déboires matrimoniaux et le cœur de l’histoire avec Evelyn en on gênés certains, mais pour ma part cela m’a laissé le temps de souffler, de me remettre de mes émotions. La transition est si bien faite que s’en est, pour moi, absolument pas importun.
De plus le contexte historique et social décrit dans ce livre est très bien retranscrit et intéressant. Il s’immisce sans un bruit entre les pages du roman, mais en est au centre. Aucun sujet n’est tut, que ce soit la conditions des femmes, le patriarcat, la dureté d’une vie sur les projecteurs, les retords du mariage, l’homosexualité à la fin du XXè, rascicme…). Car malgré ses cheveux teints en blonds, ses dents blanchies et son talent incommensurable, Evelyn est d’origine cubaine, elle a un accent espagnol qu’elle s’efforce d’effacer et vient d’un milieu défavorisé. Son ascension sociale est également dépeinte, elle part des décombres de ses parents et devient l’actrice la mieux payée d’Hollywood. Tout ça grâce à son esprit persévérant, son courage, sa détermination, son talent, ma également son côté manipulateur et perfide. C’est pour ça que je ne peux m’empêcher d’admirer ce personnage si fort et sur de lui.
Mais plus que tout, ce roman est une histoire d’amour. Les sept maris d’Evelyn Hugo, du plus affreux au plus romantique, ont tous résulté d’un mariage désastreux. Mais ne se trouve pas là l’amour de sa vie, caché près d’elle alors que le monde les détruirait si il le découvrait…
Pour conclure ce roman a été un énorme coup de cœur pour moi, je le recommande absolument à tous. Je vais sûrement le relire, contrairement à mes habitudes. L’original est en anglais comme la plupart, et je pense pour les anglophones que lire ce récit en s’imaginant l’accent américain ajouterai bien quelque chose à la lecture. Qu’attendez vous, courrez à la librairie la plus proche, et lisez le ! A bientôt 😉